Dr Evelyne Obodou et Dr Kevin Yohou |
Puis, de retour à l'hôtel, je contacte Mamadou Doumbia Junior, un Ivoirien qui a suivi la formation au Mali en 2009. Il vient me rejoindre et nous allons manger, avec un de ses amis, aussi intéressé par le marketing social, dans un restaurant d'un autre quartier d'Abidjan : Aboussouan. Un repas typiquement ivoirien, un service impeccable, un environnement délectable. On me dit que des personnalités politiques et artistiques viennent régulièrement se délecter à cet endroit.
Le repas est fort agréable et nous discutons d'une idée qui me trotte de plus en plus dans la tête depuis que le directeur de l'Institut national de Santé publique m'a demandé, au début de la semaine, de revenir en 2013 pour une autre formation... peut-être est-il possible de penser à former des formateurs! Déjà, Adama Gorou et Kevin Yohou sont intéressés. Publici-Terre serait peut-être en voie de devenir, en plus de réaliser des campagnes de publicités sociétales, un outil de formation? À suivre...
Nous terminons la soirée dans un maquis, une terrasse typique de l'Afrique où on peut manger, mais à l'heure où on y arrive, surtout se rafraîchir. Je redécouvre enfin Abidjan, en dehors de la formation et à travers les gens qui l'habitent. Mamadou me reconduit ensuite à l'hôtel en taxi. Il est près de minuit. Je redécouvre l'atmosphère de mon arrivée avec les barrages de l'armée qui s'installe pour la nuit. Tout à coup, un soldat fait signe à notre chauffeur de se ranger... Il lui demande ses papiers et de sortir du véhicule et lui fait ouvrir le coffre arrière. Puis le soldat revient vers nous et demande de produite aussi notre identité. Le chauffeur, bon tacticien, en profite pour se réinstaller au volant. Le soldat nous remet nos papiers et annonce au chauffeur qu'il a grillé un feu rouge. Le chauffeur ne nie pas, mais s'excuse. Habituellement, à cette étape, le soldat demande une compensation pour ne pas émettre de contravention... mais comme notre chauffeur a repris sa place et qu'il y a des témoins, le milicien n'ose pas, comme nous l'expliquera notre futé conducteur en quittant les lieux sans aucune pénalité. Le reste du trajet se fait sans encombre et le gardien de sécurité ferme les grilles derrière moi, il est maintenant minuit à Abidjan.
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